Masa est une petite maison d’édition d’Annecy qui ne parle que de deux choses : s’endormir, et se réaligner. Trois personnes y écrivent. Aucune ne promet de guérir.

Pourquoi un mala
Tout a commencé par un objet oublié. Une patiente de Salomé Brissac avait laissé un mala en bois de santal sur la table du cabinet — cent huit perles, un fil rouge, une grosse perle pour marquer le tour. Salomé, qui cherchait depuis des années une façon de faire lâcher les gens qui ne dorment pas, a compris en le tenant que la réponse n’était pas dans ce qu’on leur disait, mais dans ce qu’on leur donnait à compter. Une perle par minute. Dix minutes. La méthode est née là, et le site a pris sa forme : tout ce qui s’y fait se compte, perle après perle, sur un fil.
Ce qu’on fait, ce qu’on ne fait pas
On écrit des gestes qu’on peut faire ce soir, avec leur durée et ce qu’on sent après. On vend une méthode de quarante-huit pages et un courrier du matin. On ne vend ni pierres, ni bracelets, ni compléments, et on n’en recommande pas. On n’écrit jamais « guérir » : les textes accompagnent, ils ne remplacent pas un avis médical, et ils le disent chaque fois qu’un signe dure. Quand on ne sait pas, on l’écrit aussi.
Les trois signatures
Où on est
À Annecy, entre le lac et la montagne, dans une pièce qui sert de cabinet le jour et de bureau le soir. On répond aux courriers sous deux jours ouvrés, en général bien avant : nous écrire.




